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vendredi 26 mai 2017

Dualité linguistique et diversité culturelle

J'ai trouvé pas mal comique ce billet 10 Things Qu'il Faut Know About Bon Cop Bad Cop 2 sur le nouveau film de Patrick Huard Bon Cop Bad Cop 2 que j'ai écouté à sa sortie. Soit dit en passant, le film est génial et très divertissant.Ce qui est spécialement drôle dans le premier et le deuxième film est la relation ambivalente entre les deux personnages principaux et le choque de leur culture. Pourtant les deux policiers développent une complicité non avouée et finissent par adopter des comportements de leur contrepartie.

Je crois qu'au-delà de l’ironie des clichés linguistiques, la diversité culturelle enrichit le fond de ces films et rapproche un tant soit peu les deux hémisphères linguistiques officiels du Canada. À la surprise de plusieurs, le premier film eut un grand succès à l'extérieur du Québec.

Je crois que la confrontation des cultures est saine et garante de l'évolution de part et d'autre, peu importe le contexte. La peur de ce que l'on ne connaît pas est la source de bien des maux. On a bien vu dans mes derniers billets que c'est difficile d'avoir un bon jugement si l'on n’a pas une bonne culture générale, et c'est précisément ce qui nous manque pour apprécier les subtilités et points de vue des autres cultures.

Rire ensemble de ce qui nous dissocie et nous éloigne, ça rapproche, vous ne trouvez pas?

"People don't care what you know until they know that you care"

Dans mon denier billet Mentir c'est aussi manipuler la vérité sans précaution! j'aborde le commérage et la notion de filtrage par notre réseau. Le réseau et le partage vont de pair. S'il n'y a pas de réseau, avec qui partager? C'est notion sont reliés à une autre belle citation qui à m'a beaucoup marquée:

"People don't care what you know until they know that you care."

Une "relation" de mon ami Google me dit que cette citation est de Theodore Roosevelt, mais je n'ai pas vérifié moi-même et je n'y étais pas quand il l'a dit :-) Je ne sais pas vraiment qui a émis cet énoncé pour la première fois, mais moi je l'ai entendu d'un analyste de la firme @Gartner_inc qui s'en est servi pour initier son introduction personnelle lors d'un colloque privé. La véracité de cette affirmation m'a foudroyé et je l'ai encore fréquemment en tête, des années plus tard.

Je ne suis pas très talentueux pour établir des relations avec de purs inconnus, c'est peut-être ma gêne qui me pose problème. Par contre, tous les gens qui me connaissent me définissent comme une personne très sociale. Je crois que c'est parce que, comme cette citation, j'aime comprendre les gens et ce qui les anime. C'est peut-être ce qui m'aide à obtenir l'attention des gens qui m'entourent et mon discours résonne mieux à leurs oreilles que ce qu'un "vendeur" peut vouloir leur transmettre.

J'ai bien l'impression que cette citation est à la base de la motivation des corporations à embarquer dans le dialogue web 2.0 avec les acteurs de leur environnant. Les grosses boites veulent l'attention des gens, mais les gens n'ont que faire de plus de publicité et autre surcharge d'information, ce qu'ils souhaitent ce sont de nouveaux "amis" et des relations enrichissantes. Une relation enrichissante peut aussi transiger de l'information une fois établie!

Le web social n'a pas inventé les relations interpersonnelles, mais c'est un outil puissant qui permet d'en bâtir et de les conserver, mais encore faut-il savoir entretenir des relations humaines pour y arriver.

Mentir c'est aussi manipuler la vérité sans précaution!

Dans mon dernier billet La vérité au bout des doigts, vraiment? j'effleure la notion éthique de présenter des rumeurs sous la forme de faits dans "nouvelles" pour des fins mercantiles ou du moins avec une intention, disons, partisane. J'ai hâte d'entendre votre opinion là-dessus, mais sans vous donner le temps de réagir, j'aimerais aborder un sujet connexe, mais plus complexe et nuancé.

Mon grand-père était un homme de peu de mots, pourtant, il possédait plusieurs locutions profondes. L'une d'entre elles était celle-ci : "Ce n'est pas un menteur, mais il manipule la vérité sans précaution." Je trouve que c'est une façon polie de se faire passer son message, mais n'y a-t-il pas plus que de la politesse dans cette phrase? Si j’abstrais toute intention malveillante à l’émetteur d'un message, que dire de quelqu'un qui colporte des demi-vérités sans vérifier la véracité de l'information?

Personne n'a le temps de vérifier toutes les informations qu'il reçoit. C'est d’ailleurs une des forces des réseaux sociaux, le filtrage social de notre réseau. Nos contacts effectuent un tri et circule l'information qu'ils jugent pertinente. Le problème c'est que pertinent ne veux pas dire pour autant véridique. Les rumeurs ne sont pas près d'être éradiqués, encore moins sur le web social, mais avant de transmettre une nouvelle publiquement, ne vaudrait-il pas la peine de vérifier ses sources?

Partager une nouvelle sur les médias sociaux n'est pas comme partager un secret. Une définition amusante de ce qu'est un secret, comme je le dis à mes enfants, c'est "quelque chose qu'on dit à une seule personne à la fois." Au contraire, partager une nouvelle sur Facebook ressemble plus à le crier sur un banc de parc. Les contextes privé et public sont moins perceptibles dans l’univers numérique, mais ils demeurent très différents. Faites donc attention à ce que vous colportez, sinon, vous pourriez bien tuer quelqu'un à son heure comme l'a fait CNN en 2012: Bourde de CNN : non, le chanteur Gotye n'est pas mort. Il faut croire que même les pros peuvent se faire avoir.

La vérité au bout des doigts, vraiment?

J'ouvre mon fureteur ce matin et voilà que la vérité sur les extraterrestres et les mystères de l'Égypte se révèlent à moi. Voici le lien qui apparaît sur ma page de démarrage Des extraterrestres ont aidé les Égyptiens et voici la preuve. Étant fasciné par les colossales constructions des pharaons et des défis technologiques qu'elles représentent et aussi un peu intrigué par l'existence des petits bonshommes verts, je me suis laissé porter clic après clic sur les "preuves factuelles" que le site présentait. Mon expérience moyenne de cyber navigateur me gardait aux aguets sur chaque page et sur la destination de chaque "prochain" lien.

Une présentation sobre et soignée, rien à me vendre et pas de publicité intempestive, je suis surement sur un site d'information alors! Pourquoi suis-je pourtant encore septique? Est-ce mon sens critique qui est affuté, trop affuté peut-être, ou est-ce ma culture générale qui me met en garde?

Force est de constater que ce n'est pas par ce que c'est écrit sur internet que c'est une vérité. Mais si le partage de connaissance n'est pas la motivation de cette nouvelle, quelle est-elle? en fouillant au travers de la structure administrative du site je tombe sur le lien Contact us  et je trouve enfin ma réponse: "We create [...] advertorial to help promote a product." Les soi-disant faits sur le les OVNIS et les Égypte antiques n'est qu'un éditorial attrayant pour démontrer à leur client le pouvoir de leur influence et de l'affluence qu'ils sont capables d'obtenir. Dans le monde internet, des clics, c'est de l'or.

On n'a pas tenté de me vendre quoi que ce soit directement, on ne présente pas de contenu haineux ou malveillant, c'est plutôt près du divertissement comme les revues du genre "Allo Police" d'entant. Je suis quand même agacé par ce site, car l'interprétation de ce contenu entre divertissement et information est laissée à ma seule discrétion malgré la forte proposition de style qu'il s'agit bien de faits avérés. Au point de vue éthique, je suis très insatisfait. Une personne plus vulnérable, comme mes deux jeunes garçons pourraient facilement être bernés par cette nouvelle.

Dans ce cas particulier, je ne vois pas de graves conséquences pour eux. C'est comme si le site démontrait que le père Noël existait bien, preuves à l'appui. Mais ce que je déplore dans le phénomène c'est qu'il n'y a plus de repère pour établir la base de notre jugement. Selon le contexte, être incapable de différencier le vrai du faux peut avoir de tout autres conséquences. C'est bel et bien berner le lecteur et ça, j'ai de la difficulté à l'accepter.

Et vous, ça vous choque ou ça vous divertit? 

mardi 23 mai 2017

L'étique Hacker ou la vie éternelle?

Je viens d'être exposé à la liste des sept points de l'étique du hacker, à ne pas confondre avec la perception populaire de cyber criminel. Dans son billet l'étique Hacker Caroline Arseneau
compare l'étique hacker à la doctrine religieuse. C'est aussi l'exemple le plus fort qui me vient. Notre éducation judéo-chrétienne nous demande d'être des brebis et de suivre les règles établies.
L'étique hacker elle favorise l'action et la prise de contrôle individuelle.

Ayant été élevé dans un milieu chrétien, il est normal que notre culture soit basée sur les fondements empiriques de l'église. Le lien a Dieu étant au sommet et les fidèles au bas de l'échelle, seules les informations nécessaires étaient communiquées aux fidèles. Comme l'imprimerie et l’alphabétisation du peuple à causer un bouleversement du pouvoir, l’avènement du web social provoque des chambardements dans la force. Les hackers revendiquent le pouvoir d'agir en utilisant et partagent l'information et toutes les technologies afférentes.

Si les brebis savaient lire les enseignes du boucher, resterait-elle tranquillement à brouter dans le pâturage?

Collaboration et communication

Jusqu’à ce que je lise la section sur la diversité culturelle du module 7 dans mon cours INF6107 Le web social, je croyais qu'il était essentiel de communiquer pour collaborer. Cette perception avait été rehaussée par une activité de développement professionnel à laquelle j'ai participé et qui consistait à construire en équipe une construction de briques Lego sans pouvoir communiquer verbalement et par écrit. La clé du scénario était que chaque membre de l'équipe devrait respecter une règle que seul lui connaissait. L'activité tentait, avec succès, de démontrer qu'il est difficile de construire un projet commun sans communiquer quand chaque participant à ses propres motivations. Cet exercice m'a bien servie et tenait la route jusqu’à maintenant, mais j'ai maintenant une autre perspective là-dessus.

La vidéo musicale assemblée par Kutiman Thru-you - 01 m'a permis de constater que le partage peut être une alternative à la communication pour collaborer. Kutiman a assemblé divers vidéos amateurs  de musique en une orchestration musicale intéressante musicalement et encore plus au point de vue du concept. Tous les cinéastes amateurs qui ont partagé leur vidéo ont ainsi collaboré sans communiquer verbalement  ou par écrit entre eux. Ils n'étaient même pas au courant de l’existence des autres "participants" de cette collaboration. La coordination est venue après-coup de Kutiman. Dans cette réalisation la contribution des musiciens fut le partage de leurs vidéos qui sans le savoir ont collaboré à la diversité culturelle du web 2.0 et aussi à mon apprentissage. Les motivations de chacun auront servi à réaliser plus qu'ils avaient souhaité individuellement et au grand plaisir de près de deux millions d'auditeurs.

Par la suite je me suis remémoré mes quelques visites au Tam Tam du Mont-Royal à Montréal. Dans cet événement musical, pas besoin de chef d'orchestre ou de partitions musicales et malgré cela les plaisirs musical et social étaient bien au rendez-vous.

Le partage c'est très fort et ça fait du bien!

Je blogue, donc je suis!

Le blogue est au cœur du web social, aussi appelé web 2.0. Le blogue est l'expression individuelle d'un citoyen, d'une personne, d'un humain. La révolution qu'apporte le web 2.0 permet de décloisonnement des canaux de publication. S'il est vrai que l'homme ait doté de raison, quel bien peut-il en faire s'il ne peut exprimer sa pensée ou s'il n'y a personne pour l'entendre.

Sans l'avènement du web 2.0, pour la plupart des simples mortels que nous sommes devrions façonner l'avenir de la civilisation avec comme seuls outils nos yeux et nos oreilles. Ça n'est pas une mince tâche. Par contre, avec une voix, nous pouvons transmettre nos idées et notre perspective de la situation actuelle et éventuelle. Plus besoin de personne interposée censée représenter nos intérêts, parfois aux dépens des leurs. Ou peut-être qu'un entre-deux est encore mieux?

L'Assise de la médiation numérique de Corse s'est penchée sur l'option médiane et prétend que "L'expression citoyenne et l'implication citoyenne [aidées du web 2.0] peuvent [servir de] levier de transformation sociale."

J'ai une voix et une audience, aussi petite soit-elle, et j'ai le devoir de l'utiliser pour exprimer ma pensée et mon existence. Si je ne le fais pas, ma culture n'existe pas, ma communauté n'existe pas, ma personne n'existe pas, je n'existe pas.

Mais pour exister, je ne dois pas perdre mes oreilles au change et continuer d'écouter mes semblables. Allez, vas-y je t'écoute.

vendredi 19 mai 2017

Tout est relatif et mon identité aussi!

Dès notre tout jeune âge, l'apprentissage humain est fondé sur la théorie des ensembles et du pareil vs pas-pareil. Cet objet est comme ceci ou comme cela, alors c'est un cercle! Toi tu es comme maman ou comme papa, alors tu es un garçon! Il n'est donc pas surprenant que par la suite nous  percevions notre identité en fonction de nos différences et de nos similitudes avec les autres sujets de notre environnement. On constatera donc que si l'on prend une personne moyenne vivant par exemple au Texas et qu'on l'implante dans une ville du Québec, la perception d'identité de cette personne passera probablement de personne "banale" à personne violente ou "maniaque" d'arme à feu, car ces deux environnements ont des valeurs différentes concernant le port d'arme à feu par les citoyens.

L'environnement joue deux rôles dans la perception d'identité. Premièrement, elle influence le développement et les valeurs des membres de cet environnement en influençant sur la normalité de l'ensemble ce qui guide l'adhésion à des valeurs communes de l'ensemble par le phénomène social d'inclusion et d'exclusion. "Tout le monde porte une arme au Texas, alors c'est normal!" se disent les gens qui y vivent. Deuxièmement, l'environnement influence la perception de l'identité d'un individu par ses similarité et distinction face aux membres de l'ensemble comme dans notre ou une personne qui crois qu'il est normal de porter une arme à feu en ville est considéré comme un fou furieux par les Montréalais.

Dans son article "Les réseaux sociaux ne sont pas un jeu" Laura Cabrera fait un parallèle semblable avec la notion d'étique professionnel en utilisant les médias sociaux selon le secteur commercial. En somme, ce qui est une pratique acceptable sur les médias sociaux pour une plateforme de vente en ligne ne l'est pas nécessairement pour une firme d'avocats.

Si l'identité, ou l'image, d'une personne est relative à l'environnement dans laquelle elle évolue, cela revient à dire que l'identité physique d'une personne a une certaine indépendance de ses identités sur les médias sociaux, puisque ces milieux peuvent être très différents. Une personne relativement anodine dans son milieu physique peut être reconnue mondialement pour son influence sur une plateforme sociale en ligne et vice-versa. En est-il de même pour les comportements des différentes identités d'une même personne? En fait ce qui m'intéresse c'est de savoir si une personne influencée par une "personnalité" virtuelle dans ses comportements en ligne pourrait transposer ses comportements acquis dans sa personnalité physique. Si je suis une personnalité influente en ligne qui démontre un comportement grossier, je serai surement aussi plus grossier dans mes billets en ligne, mais vais-je vraiment devenir plus grossier dans mes conversations physiques ou professionnelles hors-ligne? Je ne crois pas que ce soit automatique.

Si les diverses personnalités d'une personne demeurent sensiblement indépendantes au niveau des comportements, n'est-ce pas là un frein à l'influence des médias sociaux sur le comportement dans "la vraie vie"? 

Allez-donc jouer dehors!

Il me semble que c'était hier encore où ma mère me disait d'aller jouer dehors. Maintenant que je suis le père de deux jeunes garçons, il me semble qu'il n'y aura fallu qu'une ou deux générations pour que les enfants ne soient plus tentés par le parc, la cour d'école et les rues sans issue. Dernièrement, nous entendons beaucoup parler de l'importance de l'Expérience. Les commerces investissent de plus en plus dans l'expérience de l'acheteur plutôt que dans le produit lui-même. Je crois que le besoin de l'expérience humaine n'est pas nouveau, mais qu'il y a présentement une reconnaissance grandissante de la valeur que nous accordons à celle-ci.

L'expérience pour un jeune enfant à plusieurs vertus, mais parmi elles, l'expérience permet aux enfants de côtoyer d'autres individus et de développer ses habiletés sociales qui sont essentielles aux humains. Le besoin de socialisé est encré profondément dans l'être humain ce n'est donc pas nouveau, mais portant, quelque chose a changé dans les moyens que l'on prend pour le combler. L'expérience sociale nécessitait jusqu'à récemment une proximité physique ou téléphonique dans une moindre mesure. Avec l'apparition des plateformes de réseau social en ligne, l'expérience sociale passe de plus en plus de physique à virtuelle. Le besoin de socialiser et de vivre des expériences en groupe demeure comblées avec l'utilisation des réseaux sociaux numérique offre aussi des avantages intéressants face aux interactions dans le monde réel. Notamment, les plateformes sociales numériques permettent un partage enrichi par les formats multimédias, la facilité de référencement et l'accessibilité à nos bien numériques et tout cela à des coûts nul et à moindre effort que dans un lieu physique.

Mais n'y a-t-il que des avantages à passer a une expérience sociale numérique? Non, le contrepoids des échanges numériques est le risque à l'atteinte à la vie privée. Le problème est que les échanges numériques laissent des traces qui peuvent être facilement partagées et très difficiles à éliminer. Ces risques ne sont pas très perceptibles pour les adultes avertis alors que pour les jeunes enfants et les adolescents, ils peuvent sembler inexistants. Dans le monde physique, nous sommes en mesure de voir les personnes susceptibles qu'intercepter nos conversations, nous connaissons généralement l'identité de nos interlocuteurs et nos paroles et gestes disparaissent dès qu'ils ont été transmis, alors que dans l'univers social numérique, il n'en est rien.

Bien qu'il n'y ait pas de risque de blessure à se rencontrer en ligne on peut pourtant s'y faire mal. Les enfants et adolescents devraient être conscientisés et mieux protégés contre les risques des "terrains de jeu" et "bancs de parc" numériques que sont les plateformes de réseaux sociaux. Le Gouvernement britannique semble l'avoir bien compris (La Première ministre Theresa May veut permettre la suppression des contenus publiés sur les réseaux sociaux avant ses 18 ans, rapporte Numerama.) 

Aller jouer dehors comblait mes besoins de socialisation et d'affiliation alors que j'étais jeune, entre autres choses, c'est aussi ce que je vais recommander à mes jeunes garçons en attendant que le Gouvernement canadien emboite le pas et joue son rôle de grand frère dans les "carrés de sable" numériques.

vendredi 7 avril 2017

À l'ère du web 2.0, détenir l'information n'est plus avoir le pouvoir! Alors le pouvoir ou est-il?

J'ai entamé un questionnement concernant la transformation de ce qui a de la valeur dans mon billet Pourquoi une transformation est-elle inévitable dans le domaine des médias? J'aimerais poursuivre ma réflexion sur cet aspect.

Si la possession d'information à perdu de la valeur et que les engins de recherches valorise le partage d'information, ou le référencement du moins, il serait raisonnable de croire que la valeur appartient maintenant à celui qui ait choisit pour offrir l'information. c'est encore une fois la notion de confiance envers les sources d'information qui devient l'agent producteur de valeur.

Dans un système démocratique, ou le pouvoir appartient à la majorité, il est clair qu'avoir la confiance d'un grande partie du peuple revient à avoir une force politique importante et donc un pouvoir démocratique bien concret. Il n'est donc plus nécessaire de détenir une éducation ou des information privilégiée pour aspirer au pouvoir. Nos voisins du sud en savent quelque chose. Donald Trump a sut prendre la présidence grâce à sa force d'attraction populaire. Le président américain reconnaît certainement le pouvoir des médias sociaux. C'est pourquoi je suis interpellé par l'article
Twitter attaque le gouvernement américain, qui réclame l’identité d’un utilisateur du Journal de Montréal.

Voici un des passages de cet article:

[Twitter] estime que le gouvernement ne peut l’obliger à s’exécuter sans avoir démontré «qu’une infraction a été commise» et [...] Il doit aussi apporter la preuve [...] que la demande n’est pas motivée par la volonté de «supprimer la liberté d’expression».

Qu'est-ce que le gouvernement américain tente de régler ici? S'il n'y a pas de risques de violence contre le pays ou le président, est-ce que ce citoyens, aussi anonyme soit-il, est protégé par la constitution américaine ou peut-on a notre guise exclure des individus pour d'autre motifs que la protection des citoyens.

NB: Je ne connais pas et n'endosse pas les propos du micro logeur en question, mais le droit à la libre expression c'est un pourvoir donnée à tous.

Choisir entre recherche par navigation et boite de recherche

Tout en poursuivant ma réflexion sur l'évolution du web2.0 et des notions de confiance et de crédibilité exposée dans mon dernier billet, pourquoi une transformation est-elle inévitable dans le domaine des médias? j'ai été interpelé par le débat "browse vs. search" ou navigation contre recherche. Je me souviens de la transition difficile que j'ai dû traversé lorsque le site web de Microsoft a fait disparaitre sa navigation au profit d'une boite de recherche. Ouch!

Dans son excellent billet Browse vs Search: Which Deserves to Go? Bruce Tognazzini outre une grande disparité entre les ingénieurs et les utilisateurs de systèmes, il expose plusieurs aspects, ou suppositions comme il les appels, à considérer lors de la sélection du mode de recherche d'information à préconiser. Les voici: (traduction libre)
  • La recherche est plus facile que la navigation pour les usagers
  • Le nombre d'items de l'ensemble est volumineux
  • Une méthode est clairement plus efficace que l'autre
Je comprends bien son argumentation et je suis d'accord avec chacun des points qu'il apporte, mais je crois qu'on peut simplifier encore plus. Je crois que l'essence du débat tourne autour du nombre d'éléments dans le corpus recherché. L'analyse de la deuxième supposition de Tod reflète bien le point le plus important. Si le nombre d'éléments est très petit, il est plus simple pour l'usager de l'identifier avec son oeil et de la choisir dans une courte liste. Si par contre, il fallait évaluer une liste de plusieurs pages, la recherche devient plus efficace si on sait ce que l'on cherche.

Dans la présentation de Jyri Engeström, Building Sites Around Social Objects - Web 2.0 Expo SF 2009, avec la diapositive 59, Jyri va encore plus loin. Mon interprétation de ce diagramme est qu'au-delà d'un volume d'information important, il y a la sure abondance et la duplication d'information et de point de vue. Lorsqu'on atteint se stade la boite recherche ne suffit pas à départager le "vrai" du "faux" et pertinent selon notre vision du monde, dans un laps de temps raisonnable. C'est là ou la collaboration embarque... on se partage le travail entre "amis" virtuels. Notre "amitié" est un gage de confiance et de crédibilité alors on bâtit notre recherche sur la fondation des "recherches" de nos "amis". Celles-ci sont utilisées comme filtre pour diminuer le nombre d'entrées dans le corpus, disons "pertinent". Ensemble, nos amis et nous, travaillons à bâtir une interprétation du monde qui nous convient.

Donc l'efficacité des moyens de trouver l'information n'a pas été surpassé par le nouveaux moyens, il y a seulement des nouveaux outils pour mieux répondre à de nouveaux contextes.

vendredi 31 mars 2017

Pourquoi une transformation est-elle inévitable dans le domaine des médias?

Je poursuit d'avantage ma réflexion entamé dans mon billet "Du statut de media éditorial au statut de media d'information" et je me demande pourquoi une transformation est-elle inévitable?

Je crois que la transformation dans le domaine des médias est inévitable car l'échelle des valeurs a changé. Je m'explique. Lorsqu'il n'y avait que les médias de masse, il serait juste de dire que l'information était plus "rare" car la presse a des moyens fini. Avec cent journalistes qui travaillent seize heures par jours disons ;-) on que peut couvrir que découvrir, sélectionner, rechercher, corroborer et éditer un notre de nouvelles. Donc selon le principe économique de l'offre et de la demande, les nouvelles des médias avais beaucoup valeur compte tenu de la "pénurie" de celle-ci.

Avec l’avènement du web 2.0, en particulier des blogues et des micros-blogues, l'information est grandement disponible et en quantité et diversité quasi infini. Puisque l'information n'est plus "rare", la valeur d'une nouvelle a drastiquement diminuée. Mais où est donc la valeur maintenant que
l'information est en "sur-abondance"? Si j'utilise l'exemple d'au autre bien de consommation, je réalise que s'il n'y a qu'un fournisseur dans mon village pour un article, je vais devoir faire confiance à celui-ci pour la sélection et le rapport qualité-prix. Je lui délègue donc ma sélection. Je n'ai pas d'autre choix si j'ai besoin de cet article.

Maintenant, s'il y des centaines de fournisseurs pour des milliers de choix de ce type d'article, je ne peux pas tous les essayer ou même les analyser. Je vais encore devoir déléguer un partie de décision à d'autre. Je veux faire confiance à un des fournisseurs avec lequel j'ai déjà une relation de confiance, ou je peux demander à d'autre personne à qui je fait confiance pour leur jugement et qui n'ont pas un intérêt dans mon choix. Si des amis ou des institutions à qui je fait confiance ont évalués certain de ces produits, je peux utiliser leur connaissance et leur expérience pour palier à mon manque de temps pour obtenir moi même cette connaissance. Dans ce scénario, je garde la décision sons ma responsabilité mais de délègue ma recherche d'information au sujet de l'article que je convoite.

Je crois que les institutions devrait continuer mettre leur efforts dans la rigueur de leur recherche et la crédibilité de l'information quelles offrent. C'est leur réputation qui leur permettra de continuer de livrer de la valeur et non pas leur habileté à influencer l'opinion publiques. Je crois qu'il faut laisser le peuple débattre mais pas sur la base de "faits alternatifs". Selon ma compréhension des définitions de confiance et crédibilité de B.J. Fogg et Hsiang Tseng ("The Elements of Computer Credibility"), la crédibilité porte à la confiance et la confiance porte à la relation durable que cherche les médias dans leur lectorat.

NB : Je vous suggère de lire le document de B.J. Fogg et Hsiang Tseng pour une meilleur description des concepts de confiance et la crédibilité.

Du statut de media éditorial au statut de media d'information


Dans son billet Activité-C: Module-4, article #2: Influence du web social sur la sphère publique et les médias traditionnels, José expose la transition que subit bien malgré eux les médias de masse compte tenue "Du statut de source à statut de média" qu'adopte maintenant les acteurs publiques.

Ce changement de rôle que subissent les médias de masse les engagent encore d'avantage dans une compétition avec les blogues car les médias n'ont plus un accès privilégier aux sources d'information. Tous les blogueurs peuvent maintenant publier une nouvelle que les médias traditionnels auraient tuent.

Étant retranché au rang de promoteur de nouvelles contre des milliers de compétiteurs, les médias traditionnelle seront peut-être forcé à revoir leur secteur de marché. Puis-que la compétions est forte pour "établir-l'agenda" avec l'univers éditorial des blogues, le marché de la recherche et de l'information reste peut-être un bon secteur pour l'institution des médias? Le mandat premier de la presse n'est il pas justement de protéger la démocratie en informant la population sur les enjeux et les nouveaux faits et découvertes? Comme les blogueurs, donc le peuple, cherchent à influencer l'opinion publique en réaction au information qui lui sont disponible, pourquoi ne pas les nourrir avec de l'information recherchée et vérifiée? Les blogueurs c'est donc la démocratie en action! Une fois informée, la population est libre de réagir, ou no, mais elle n'est pas tenue dans l'ignorance.

N'êtes-vous de mon avis, informons les gens et laissons les façonner le débat publique?

jeudi 23 mars 2017

Y'a t-il une justice sur internet?

Le billet intitulé Wikileaks de m'a rappelé un questionnement qui m'est venu durant une lecture du cours INF6107 portant sur la "guerre de l'attention" dans le web social. Je me suis demandé dans le contexte de l'internet, un monde sans gouvernance centrale, qui pourrait bien dicter le bien et le mal, compte tenu du manque d'agent de la paix et de système de justice dans cet univers.
Mon résonnement me porta à croire que l'obligation d'établir le bien et le mal et d'en imposer, ou du moins en facilité l’adhérence revient à ceux qui détiennent la puissance. Comme dans toutes les guerres, ce sont les plus forts qui dictent les règles. Dans le monde internet, ceux-ci sont présentement Microsoft, Google, Amazon, Apple ... du côté commercial et Wikipédia, wikileaks et autre plateforme à but non lucrative de partage d'information du côté non commercial. Il revient donc à ces gros joueur de prendre position et d'imposer les règles de conduite sur le web.

Mais pourquoi détiennent-ils la puissance? Dans le monde Internet, ce n'est pas l'argent ou l'autorité démocratique nationale qui établissent le pouvoir, c'est plutôt l’attention des internautes. Donc en suivant une entité d'internet ou une autre, c'est comme si vous leur donniez votre vote aux élections à l'exception que vous votez tous les jours et que vous pouvez voter pour des centaines de députés à la fois. Faites-donc attention à qui vous donnez votre voix sur internet! Êtes vous certain d'être d'accord avec leurs valeurs?

L'univers des blogues est-il vraiment constamment en changement?

Les technologies du web 2.0 apparaissent, évoluent et disparaissent tous les jours mais les besoins derrière le web2.0 eux, restent les mêmes!

Le billet Pourquoi bloguer fêtera ses dix ans le 5 novembre ! souligne les 10 ans du livre Collectif traitant des blogues et des intensions des blogueurs. Pour qu'un livre portant sur le web 2.0 demeure pertinent près de 10 ans après sa parution, c'est qu'il porte sur les fondements non technologiques du phénomène.

Dans son billet, Claude Malaison, qui aussi un des auteurs du livre et professeur de communication interactive à l’Université de Montréal, expose la liste les dix intentions possible des blogueurs et également les dix thèmes de son livre.
  • Influencer
  • Vendre
  • Informer
  • Apprendre
  • Se définir
  • Réseauter
  • Être vu
  • Communiquer
  • Provoquer
  • Se souvenir
Puisque l'aspect comportementale, la gestion des connaissances corporatives et la motivation des individus m'intéresse particulièrement dans le domaine du web 2.0, je vais définitivement ajouter Pourquoi bloguer dans un contexte d'affaires à ma liste de lecture, et vous?